Les propositions du PS pour 2012 seront « sérieusement à gauche » et « d’une gauche sérieuse » apprend-on aujourd’hui dans la presse. Mais les premières mesures annoncées augurent le contraire. Le programme qui nous est présenté n’est en effet ni socialiste ni réaliste.
On ne peut être « sérieusement à gauche » et ne rien dire sur la hausse des salaires, sur la précarité, sur les retraites, sur la réduction du temps de travail. On ne peut être « la gauche sérieuse » sans stratégie efficace pour gouverner face aux banques et aux traités européens.
Ce programme recycle des promesses anciennes mais ne propose pas de réponses à la hauteur de la crise actuelle.
Face à la crise sociale et au chômage, il propose 50 000 emplois jeunes de moins que la gauche plurielle n’en avait créés. Le salaire maximum que nous proposons serait mis en œuvre uniquement dans les rares entreprises dans lesquelles l’Etat est encore présent au capital. Le PS est ici bien moins audacieux que la Confédération Européenne des Syndicats qui veut l’appliquer partout.
Face à la crise économique, au lendemain d’un krach historique, le PS ne dit rien de la nécessité de reprendre le pouvoir sur la finance. A côté de la proposition d’une banque publique d’investissement, il ne propose aucune mesure pour encadrer l’activité des banques privées. C’est donc un programme FMI-compatible.
Face à la crise écologique, rappelée par la catastrophe de Fukushima, ces propositions sont en retrait sur les déclarations récentes de Martine Aubry sur la sortie du nucléaire. Il est seulement question de modifier le mix énergétique, ce que même le gouvernement actuel avait accepté lors du Grenelle de l’Environnement.
Face à la crise européenne, il propose un emprunt au niveau européen. C’est une idée déjà avancée par l’UMP et le Modem mais c’est surtout une mesure interdite par le traité de Lisbonne que ces partis refusent de remettre en cause.
Face à la crise démocratique, c’est le silence radio. Ce n’est guère étonnant sachant que le PS a remisé la Sixième République aux oubliettes au moment où elle apparaît plus nécessaire que jamais.
Heureusement, les électeurs qui recherchent une réponse sérieuse à gauche pourront compter en 2012 sur le Front de Gauche et son programme partagé.





un angle d’attaque nous est possible, c’est la VI ème république, il n’ont aucune défense possible, Montebourg en a trop parlé, et même les gens qui ne se sentent pas concernés en ont le souvenir, cette arme débouche sur toutes les autres questions.