Le lancement de l’Humain d’abord, le programme du Front de Gauche, ressemble à une traînée de poudre. 3 semaines après sa parution, il a été déjà été réimprimé deux fois. Ceci porte son tirage total à 130 000 exemplaires ! Et il se vend dans les seules librairies (hors vente militante) 5000 livres l’Humain d’abord par semaine, ce qui en fait la 9e meilleure vente poche du pays.
Un retour non programmé
Cette soif programmatique est rassurante. Le contexte de personnalisation dépolitisante qui domine les élections présidentielles sous la Cinquième République n’a pas emporté tous les esprits. Pendant que les gros médias achètent des sondages bidonnés, des milliers de nos concitoyens se confrontent à une littérature plus exigeante. Cela prouve qu’un programme n’est pas un outil politique dépassé. N’est-ce pas, Michel Rocard ! Dans les années 90, quand ce dernier était premier ministre, il avait, dans un discours mémorable prononcé à Joué-les-Tours devant le Bureau exécutif du PS, décrété la mort des programmes. Dogmatiques, systématiques, idéologiques, rigides et contraignants… les programmes devaient être mis à la poubelle. Bien au fond s’il vous plaît, afin que le spectre du programme commun et ses nationalisations abhorrées ne ressurgisse jamais. Rocard avait même expliqué que les partis n’ont pas de légitimité à vouloir autre chose que ce que veut le peuple, et qu’il fallait donc gouverner en fonction des sondages promus instruments d’expression de la volonté populaire. Dans cette époque de néolibéralisme triomphant, ces propos avaient été salués comme un summum de modernité. Personne ne dirait plus cela aujourd’hui et c’est tant mieux. Car cette pensée a longtemps continué d’irradier le PS. Lors de la présidentielle de 2007, le slogan « mon projet c’est le vôtre » de Ségolène Royal était un écho de ce manifeste rocardien. A l’inverse je me réjouis de la voir avancer désormais avec son petit livre programme en bandoulière et de la voir décliner sur les plateaux ses engagements soigneusement numérotés.
Ce n’est pas un chiffon de papier
Mais si aujourd’hui plus personne n’envisage d’aller aux élections sans programme, il s’agit plus d’un point de passage obligé pour maintenir la fiction démocratique sur laquelle repose nos sociétés que d’un engagement sur lequel les électeurs peuvent compter. Car les gagnants des élections n’appliquent pas leurs programmes électoraux ! En Grèce, en Espagne, au Portugal, les dirigeants mènent des politiques en tout point contraires aux programmes sur lesquels ils ont été élus. Fait nouveau, ils ne s’en cachent même pas. Nous n’avons pas d’autre choix que le parjure se lamentent-ils ! C’est ainsi que les Espagnols virent leur premier ministre Zapatero aller à la télévision déclarer qu’il allait une fois de plus annoncer des mesures injustes frappant avant tout les plus pauvres et qu’il était d’ailleurs le premier à les condamner ! Alors pourquoi faire des programmes si c’est pour pleurer à chaudes larmes d’être obligé de les violer ? Quel sens y aurait-il à y consacrer du soin, du sérieux, du temps ? N’est-il pas plus simple de déclarer comme Raffarin que la campagne électorale doit satisfaire à la fois les électeurs et les agences de notation, pour constater, une fois les électeurs rentrés chez eux, que seul subsiste jusqu’à la prochaine élections le verdict quotidien de Moody’s, Fitch ou Standard & Poor’s.
Le défi du Front de Gauche dans ce contexte est donc de convaincre que son programme sera appliqué s’il est élu. Nous ne répondrons pas au doute de nos concitoyens par des arguments de personne ou en protestant de notre sincérité. Zapatero était peut-être sincère, qui sait ? Mais qu’il soit un menteur cynique ou un naïf pitoyable ne change rien pour ceux qui subissent sa politique. Notre programme est donc aussi un outil pour combattre la résignation en montrant que l’on peut de manière concrète et réaliste faire d’autres choix que ceux qui ont dominé ces dernières décennies. L’humain d’abord répond pour cela aux quelques questions essentielles qui sont les conditions de la révolution citoyenne, sans lesquelles ni la planification écologique, ni le partage des richesses ne pourraient voir le jour. Bref il comprend les engagements précis qui font qu’il n’est pas une collection de vœux pieux et un recueil de paroles verbales.
Gouverner face aux banques et à la finance
L’humain d’abord propose d’en finir avec le dogme central de la mondialisation financière : la libre circulation des capitaux. Cette rupture politique est considérable et apparaît sans doute pour beaucoup comme très difficile. Au plan technique, elle est en fait extrêmement simple. La Banque de France connaît les mouvements de capitaux dans notre pays et de notre pays avec le reste du monde. Toute l’expertise technique est ici, dans notre pays. Seule la définition des orientations stratégiques a été délocalisée à Francfort au siège de la BCE. Il suffit donc de reprendre le contrôle de la Banque de France pour pouvoir immédiatement contrôler les mouvements de capitaux, afin par exemple d’en taxer certains voire interdire les plus nocifs.
Ainsi armé, notre gouvernement pourra briser le « mur de l’argent » qui se mettrait sinon en travers de notre politique dès le lendemain de l’élection. Il aurait les moyens d’échapper au chantage à la dette et au pilonnage des agences de notation. En mettant sous contrôle social les banques, nous les obligerons en effet à détenir dans leur bilan des titres de notre dette publique, pour un taux d’intérêt raisonnable. Les attaques spéculatives contre nos bons du trésor pourront être stoppées. Les banques ne pourront résister car elles savent d’avance qu’elles seraient les perdantes d’un bras de fer avec un gouvernement déterminé. Rappelons que sans garantie publique, les banques ne valent pas plus que le papier sur lequel leurs actions sont imprimées. Aucune activité bancaire ne peut se passer du soutien de la Banque Centrale et de l’accord des autorités de régulation dont nous aurons repris le contrôle. Ceci sans même recourir à la menace ultime : ne pas payer la dette, vision d’apocalypse pour tout banquier qui préfère négocier quelque chose que de se retrouver avec rien du tout…
Le contrôle des mouvements de capitaux est également une arme anti-délocalisations. En taxant les investissements directs à l’étranger, dès lors qu’ils visent à exploiter des différences dans les normes sociales ou environnementales, nous pouvons enlever à la délocalisation son intérêt économique.
Donner de vrais droits aux travailleurs dans l’entreprise
Ce combat contre la domination de la finance est magnifiquement détaillé dans le livre de Jacques Généreux « Nous on peut ». Je l’ai aussi rencontré dans la lutte sociale, chez les travailleurs, les militants syndicalistes qui se mobilisent de plus en plus nombreux contre l’application à leur entreprise des exigences des actionnaires. A Gémenos, les Fralibiens combattent la logique financière de Lipton qui veut arrêter une production de pointe pour maximiser la « valeur » pour l’actionnaire. A Ingrandes-sur-Vienne, les salariés de la Fonderie du Poitou refusent les baisses de salaires imposées par une direction stock-option / presse-citron. Ce lien étroit entre notre combat politique pour changer les lois et le combat social pour refuser les exigences actionnariales s’exprime dans le Front des luttes qui s’est mis en place lors de la Fête de l’Humanité.
Si nous voulons une révolution citoyenne, c’est parce que nous savons qu’il ne suffira pas de changer de majorité parlementaire pour inverser le rapport de forces aujourd’hui favorable à la finance. Il faut que les travailleurs aient des droits sur la gestion de leur entreprise car ils sont les mieux placés pour repérer les projets de délocalisation et bloquer les décisions guidées par le seul intérêt des actionnaires. Ils savent comment on pourrait produire autrement des produits plus durables et moins consommateurs de ressources non renouvelables et seront donc des acteurs incontournables de la planification écologique. C’est pourquoi la question des droits des travailleurs dans l’entreprise n’est pas une question à côté des autres, mais un moyen indispensable de notre combat global. On ne remettra pas la finance à sa place sans desserrer aussi l’étau des actionnaires sur les entreprises.
Dès lors il faut que les droits des travailleurs dans l’entreprise ne soient plus seulement consultatifs. Dit autrement, qu’il soit mis des limites aux droits conférés aux propriétaires privés des entreprises, dont le point de vue ne doit plus prévaloir systématiquement sur celui des salariés. Autre instrument avancé par le programme l’Humain d’abord, le soutien à la reprise des entreprises par leurs salariés sous forme de coopératives ouvrières de production (Scop). Nous ne prétendons pas que la coopérative doive devenir la modalité unique de l’activité économique. Mais elle constitue un mode de gestion pertinent dans de nombreux cas, pour réduire les inégalités salariales, relocaliser l’économie, satisfaire des besoins sociaux insuffisamment rentables aux yeux des actionnaires. Et elle est aussi un instrument au service du rapport de forces que nous voulons bouleverser en faveur des salariés. En leur permettant la reprise de leur entreprise sous forme de Scop, nous donnerons en quelque sorte aux salariés le droit de licenciement pour faute grave qui est aujourd’hui l’apanage des patrons.
Balayer le traité de Lisbonne
Autre condition de la révolution citoyenne, balayer le traité de Lisbonne. Celui-ci interdit les points essentiels de notre programme. Avec le traité de Lisbonne, on ne peut refuser la libéralisation des services publics, limiter les mouvements de capitaux, demander à la Banque Centrale Européenne de financer directement les Etats européens. Certes la Commission européenne elle-même a pris désormais l’habitude de s’asseoir sur le traité dont elle est officiellement la garante. Mais nous ne pouvons accepter cette dérive autoritaire de l’Europe qui soumet sans cesse davantage la souveraineté populaire et permet à des commissaires non élus de décider arbitrairement, sans aucun mandat populaire, de s’abstraire des traités négociés et ratifiés par les Etats. Pour notre part, nous annonçons clairement aux électeurs notre volonté de balayer le traité de Lisbonne. Si les Français s’en effraient, ils peuvent le dire dans les urnes. Mais si nous gagnons, nous organiserons un referendum afin d’être mandatés d’une manière démocratiquement incontestable sur tous les points du traité de Lisbonne auxquels nous dérogerons.
Cette désobéissance européenne est la seule manière de réconcilier la construction européenne avec la souveraineté populaire et le progrès social. Si le traité de Lisbonne s’imposait à la volonté populaire, c’est l’idée européenne elle-même qui sombrera lorsqu’inéluctablement les peuples enverront balader cette Union européenne autoritaire et ultralibérale. Notre thèse n’est donc pas celle du repli national, à l’inverse des libéraux qui organisent la guerre économique des systèmes sociaux et fiscaux les uns contre les autres. De plus la désobéissance française aurait un effet d’entraînement dans toute l’Union, exactement comme dans les pays arabes la courageuse révolution du peuple égyptien a donné aux Tunisiens et à tant d’autres dans les pays arabes la force de relever la tête. Notre désobéissance européenne est donc fondée sur des motifs universels, le respect de la souveraineté du peuple, et s’inscrit dans une stratégie internationaliste concrète pour changer d’Europe. Ce n’est pas la bonne manière de changer l’Europe ? Alors qu’on nous en propose une autre ! Et pas celle de la social-démocratie européenne s’il vous plaît, car nous n’avons pas l’intention de réciter pendant des années « et maintenant l’Europe sociale »…
La Constituante pour la 6e République
On ne chassera pas l’oligarchie avec des taux d’abstention record. Car il s’agit d’un seul et même phénomène. Si les oligarques dominent, c’est que le peuple populaire a été écarté du système politique par des institutions de plus en plus censitaires. Il faut en changer pour faire place au peuple. C’est l’objet de l’Assemblée Constituante pour la Sixième République. Les révolutions citoyennes en Amérique Latine ou en Tunisie ont commencé par des Assemblées constituantes. Dans des pays gangrenés par la pauvreté de masse, cette tâche a été mise en œuvre dans les premiers mois des victoires électorales de la nouvelle gauche. C’est ce choix qui a permis de réintégrer dans la société politique tous ceux qui en étaient exclus, indiens ici, femmes là-bas, pauvres partout… et d’engager sur cette base civique et populaire renforcée des changements sociaux majeurs.
Nous voulons la Sixième République pour établir la souveraineté effective du peuple. Celle-ci n’existe pas quand, comme sous la Cinquième, l’élection qui domine la vie politique se réduit à un choc de personnalités, évacuant les grands choix politiques qui sont ainsi soustraits à la décision des citoyens. Celle-ci n’existe pas quand l’intérêt général cède le pas aux intérêts privés qui colonisent sous nos yeux l’Etat et font leur nid dans les services publics. Celle-ci n’existe pas quand la souveraineté populaire s’exerce par éclipses, tous les cinq ans, laissant tout le reste du temps la possibilité au président et à la majorité parlementaire élue dans son sillage de gouverner contre l’avis du peuple.
Avec la Constituante, le programme L’humain d’abord affronte l’une des causes de l’échec de la gauche après 1981. Celle-ci a cru à tort que l’on pouvait changer profondément la société sans toucher aux institutions inventées il y a plus de 60 ans par le général de Gaulle pour un projet politique autoritaire. Au final, non seulement la Cinquième république n’a pas été transformée, mais c’est elle qui a transformé le PS comme on le voit avec l’instauration des primaires.
Partage des richesses et droits sociaux
On ne peut se mobiliser ni exercer pleinement sa citoyenneté quand on est sous la pression du chômage de masse ou que l’on vit dans la hantise des fins de mois. Tel est pourtant le sort d’un nombre croissant de nos concitoyens, avec la paupérisation des salariés au SMIC ou la généralisation de la précarité à des emplois qui étaient jusqu’ici préservés.
Le Front de Gauche défend donc le SMIC à 1700 euros nets dans le cadre de la législature. Le niveau actuel du SMIC le place en effet 100 petits euros au-dessus du seuil de pauvreté. Il suffit d’une panne de voiture coûteuse ou d’une vitre cassée pour qu’un smicard bascule sous ce seuil. Même chose pour un retraité pauvre (c’est pourquoi nous alignerons toutes les retraites sur le SMIC). Nous voulons ainsi faire reculer cette forme particulièrement répandue de précarité, celle de ceux qui doivent renoncer à des besoins essentiels faute de pouvoir les payer.
Nous proposons aussi d’affronter la précarité des statuts au travail. Nous le ferons dans la fonction publique (où le taux d’emploi précaire est supérieur à celui du secteur privé !) en titularisant les 850 000 précaires qui y travaillent déjà. Nous le ferons dans les entreprises privées en instaurant notamment des quotas maximums d’emplois précaires de 5% dans les grandes entreprises et 10% dans les petits, afin de lutter contre le détournement du Code du travail qui prévoit que le CDI soit la norme et tout autre contrat l’exception. Enfin, nous agirons pour nous le plein emploi, avec une politique économique favorable à l’emploi comme par la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle qui maintiendra le statut des salariés même après une rupture du contrat de travail.
Emancipation culturelle : se désenvoûter du libéralisme
Mais on ne fera pas la révolution citoyenne uniquement par des changements matériels. Il faudra aussi s’émanciper intellectuellement des puissants et des schémas de pensée qui servent leurs intérêts, comme le consumérisme ou la culture de la guerre de tous contre tous. Cela implique de développer les moyens de l’autonomie de pensée et de la liberté de conscience : l’école laïque, une presse d’information pluraliste permettant à chacun de se faire une opinion. Cela appelle aussi à un combat résolu contre l’invasion publicitaire.
Le programme L’Humain d’abord comble ici encore une grande lacune de la gauche au pouvoir, qui n’a pas su mener la bataille culturelle contre le système, considérant à tort qu’il suffisait d’améliorer la situation matérielle des travailleurs pour changer graduellement la société. Cette a découle aussi de la prise en compte centrale de l’urgence écologiste ou du combat féministe qui appellent l’un comme l’autre des changements profonds dans les mentalités collectives aujourd’hui dominantes.
Vous souhaitez discuter ce programme ? Alors venez participer aux Assemblées citoyennes qui se mettent en place dans le pays pour favoriser son appropriation la plus large. Assistez aux ateliers législatifs qui traduiront ses points forts en textes de loi, lui donnant ainsi la plus grande précision technique et juridique.





Pourquoi est vous si flous sur la retraite à 60 ans ? Particulièrement sur le nombre d’annuités. Vous n’en dites pas un mot dans votre programme partagé.
Est-ce si difficile d’écrire :
- Le droit à la retraite à 60 ans maximum, à 55 ans pour les salariés ayant subi des travaux pénibles et ceux qui sont affectés par la dégradation des conditions de travail ;
- La pension doit être la continuité du salaire. Elle doit être à 75 % du salaire brut, calculée sur les six meilleurs mois de salaire ;
- La durée maximale pour bénéficier de la retraite doit être de 37,5 annuités de cotisation, en incluant les périodes de pertes d’emplois, d’apprentissage, de formation et d’études à partir de 18 ans.
Ceci implique l’abrogation de toutes les mesures depuis 1993 concernant la retraite Sécu et les régimes complémentaires.
est ce si difficile d ecrire qu il n y a pas de constituante valable si celle ci n estpas DESIGNEE PAR TIRAGE AU SORT
On n a jamais vu des elus donner durablement le pouvoir au peuple : ce serait suicidaire de leur part
ou est le message de confirmation ??
Le chapitre 5, la République pour de vrai, réaffirme la laïcité comme un pilier de la République, à juste titre. Cependant, vu le détournement de la laicité par le FN, qui en fait une arme contre l’islam, il faut absolument, et on le fait, réaffirmer dans le même souffle notre volonté de lutter contre toutes les discriminations. C’est inséparable. Malheureusement, nos propositions pour lutter contre les discriminations me paraissent inadaptées. Nous n’avons pas besoin d’affichages médiatico-symboliques sous la forme d’un ministère de plus -fut-il des droits de la femme et de l’égalité, d’une loi de plus -fut-elle pour l’égalité, d’une commission de plus ou d’une haute autorité de plus! Il y a dans la loi beaucoup d’outils adéquats. Le problème, c’est qu’on n’a pas les moyens d’appliquer la loi. Parce que la justice est sinistrée. Pour crédibiliser notre volonté de lutter contre les dicriminations, ce qu’il faut, c’est réaffirmer que la justice, gratuite et égale pour tous est un pilier de la République qu’il faut restaurer -et il y a du boulot! C’est cela qu’il faut argumenter de façon plus élaborée et plus solennelle -les quelques mesures qui apparaissent de ci de là, relatives au Conseil supérieur de la magistrature, ou à la revalorisation de l’aide juridictionnelle, sont dispersées, et insuffisantes, elles ne donnent pas l’impression que nous allons prendre ce chantier à bras le corps. Faut-il doubler? tripler? les moyens des tribunaux, je n’en sais rien, mais je pense que c’est l’ordre de grandeur de la tâche nécessaire qui nous attend.
quelques propositions:
pour faire baisser les loyers plafonner les aides pour les nouveaux baux
pour la retraite ne pas prendre comme référence l’âge mais le nombre d’annuités ( 37,5 ans de cotisation diminué de la pénibilité par trimestre ). au passage cette pénibilité peut être appliquée aux enseignants qui acceptent des postes en ZEP ce serait un moyen de fidéliser des enseignants volontaires et expérimentés.
ne pas prendre les 35 heures à partir de la loi Aubry qui est une catastrophe mais transformer le différentiel annuel de 39 à 35 heures en jours de congés.
taxer lourdement pendant au moins 30 ans les plus-values immobilières et foncières.
organiser la vie politique par désignation des élus au niveau communal. ensuite les délégations politiques aux niveaux supérieurs ( départemental, national …) se ferait par tirage au sort parmi ce vivier. le cumul de mandat étant proscrit, chaque élu abandonnant un mandat municipal serait remplacé par un non élu de sa liste.
pourquoi ne pas traiter la désertification médicale par la mise en place d’un service de santé public? en association avec le secteur mutualiste. de même il faut envisager de développer l’accueil des personnes âgées par le secteur public pour peser sur les prix du marché et mieux couvrir le territoire.
appliquer la loi de 1905 à l’ensemble du territoire national et annuler les droits régionaux.
la laïcité c’est la séparation entre la vie publique et la vie privée, cibler l’islam comme le fait votre programme, même d’une manière qui se veut positive, est une entorse au principe de laïcité. appliquer la laïcité c’est aussi refuser les demandes de régime alimentaire particulier pour des causes étrangères à la santé.
enfin le programme manque de proposition concernant l’impôt. concernant les « expatriés économiques » je suggère que tous français vivant à l’étranger soit taxé de 50% sur les gains obtenus en France et expatriés ensuite et qu’il ne puisse pas représenter le pays dans le cadre d’une équipe nationale pour les sportifs ou d’une ambassade ou d’un concours pour les artistes, les professions libérales et les industriels.
je suis également partisan de la suppression des décorations.
Propositions
qui pourraient s’intégrer
dans
une politique de la Famille.
Il est vraiment indispensable d’assurer la formation continue, permanente (et en continu) à la PARENTALITE.
– Des dispositifs de formation et des structures s’imposent.
– La mise en place d’un mouvement « d’Université Populaire de la Parentalité » s’impose.
Une U.F.R de la Parentalité (Unité de Formation et de Recherche) dans chacune des Universités des Sciences Humaines permettrait d’organiser la formation de haut niveau et la recherche qui peut accompagner les pratiques innovantes. Un ou des laboratoires pour problématiser des innovations certes, mais aussi la formation d’animatrices et animateurs de haut niveau universitaire permettront d’enrichir le tissu d’intervenants.
Dans chaque arrondissement, un Institut de la Parentalité
1° Des dispositifs de formation et des structures s’imposent.
L’aide à la fonction parentale s’est structurée à partir de la fin des années 1980 autour des réseaux administratifs ayant en charge la gestion de «l’opération pouponnières».
Aujourd’hui, elle constitue une catégorie de l’action des pouvoirs publics. Elle est cependant traversée par deux logiques contradictoires.
Dans un cas, il s’agit de valoriser les compétences des parents, même lorsque ceux-ci sont «défaillants», afin qu’ils puissent effectivement assurer leurs droits et obligations. L’aide à la fonction parentale est ainsi mobilisée dans le cadre de projets visant à construire, autour de l’enfant et de ses besoins, une harmonie dont chacun pourrait tirer profit en terme de sécurité et d’épanouissement.
Dans l’autre cas, le soutien à la fonction parentale est rattaché à une conception disciplinaire de l’action publique qui se nourrit de la problématique de l’insécurité, et qui repose sur la menace et la répression.
L’action sur la parentalité est un moyen de sécurité publique et la prévention vise alors moins la sécurité de l’enfant que celle des tiers.
Entre l’émancipation et le contrôle, nous observons ainsi deux manières opposées de concevoir les rapports entre la sphère du privé et celle du public, mais une même focalisation sur l’enfant que traduit l’affirmation répétée de l’ordre familial comme composante de l’ordre social global.
Certes, un Ministère de la Famille doit suivre cette question. Mais si les prérogatives nationales existent, il est des responsabilités à assurer sur les terrains, au plus près des familles.
Il faut donc décliner du haut en bas, de l’Etat aux quartiers les prérogatives articulées qui doivent être celles de l’échelon régional, départemental, et local.
Au niveau national, il apparaît comme indispensable d’afficher les grandes lignes d’une politique d’organisation de la co-éducation par une participation active des familles au cursus de formation.
En effet, tout ce qui a été fait jusqu’ici ne relève-t-il pas de l’incantation, de l’affichage de principes et ne faut-il pas passer à la formalisation de rapports technicisés entre le monde de l’éducation et la famille ?
La communication entre l’éducation nationale et les familles n’est-elle pas affichée, depuis des décennies, dans les préoccupations sous la rubrique « relations école-famille » ?
Le suivi de la scolarité n’est-il pas, en façade, assuré par les sempiternelles « rencontres parents-professeurs » au cours desquelles chacun se plaint de ne pouvoir rencontrer tous les interlocuteurs et notamment ceux qui posent problème ?
L’arrivée des délégués parents au Conseil d’administration des établissements du second degré, comme celle des délégués élèves, ne relève-t-elle pas de la démocratie formelle et factice, si en amont, il n’y a pas un réel travail d’association de toutes les parties à l’élaboration des décisions à prendre, des projets à adopter ?
La présence de délégués élèves et parents, avec voie délibérative, sur toute la durée du Conseil de classe constitue une avancée (de la fin des années 1980) mais a-t-on véritablement évalué l’apport effectif ?
Le «Code de l’Education» n’est-il pas à toiletter ? tout comme le «Code de la Famille» pour aller dans un sens plus fonctionnel après avoir procédé à l’analyse et au repérage des verrous « à faire sauter » voire « à ménager »?
Il s’avère nécessaire, de notre point de vue, d’effectuer une mise à plat.
Tout en cernant mieux, à la lumière des recherches, le concept de co-éducation, il importe de mettre en place un plan stratégique à décliner aux différents niveaux de responsabilités.
Au niveau académique, sous la responsabilité du Recteur d’Académie, un point de situation s’impose.
Les initiatives prises depuis trente ans ne doivent ni être laissées «pour solde de tout compte» ni sacralisées.
Tout doit concourir à l’analyse de la situation sur le territoire, bassin d’emploi-formation par bassin, afin de la caractériser en regard des objectifs du plan stratégique national. Pour mieux mesurer les efforts à fournir et mettre en place les plans d’action il faut fixer la photographie à l’instant T .
L’articulation avec les politiques, tant culturelles que de formation, du Conseil régional s’impose, selon nous, autant dans l’élaboration que dans la réalisation des plans d’action.
Au niveau départemental, l’Inspecteur d’Académie, Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale (D.S.D.E.N), aura à décliner les plans d’action, circonscription par circonscription, avec le concours de chaque Inspecteur de l’Education Nationale (I.E.N).
Les I.E.N exerçant la responsabilité absolue dans leur circonscription et collaborant avec chaque Principal de collège et chaque Proviseur de Lycée pour les établissements du second degré.
Comme nous l’avons énoncé dans les chapitres précédents, si la co-éducation s’impose, il faut en mesurer toutes les dimensions.
Co-éduquer, c’est participer, contribuer et non se contenter d’observer.
Pour participer, il faut comprendre et connaître les termes de sa contribution.
Pour les enseignements préélémentaire et élémentaire, s’imposent donc de véritables conférences pédagogiques s’adressant aux parents. Conférences, lieux d’information et de formation à l’intervention, à la contribution à l’acte éducatif, au déroulement des apprentissages.
Cela suppose une préparation minutieuse sous deux dimensions :
- la première, celle de l’explicitation pour chaque niveau, du déroulement des apprentissages,
- la deuxième celle de la détermination des travaux d’approche qui peuvent être effectué dans le cadre péri-scolaire, dans la famille et autour de la famille, comme préalable au déroulement des apprentissages.
Il s’agit là d’une véritable innovation que de parler pédagogie avec les parents.
Certes, il est à se prémunir contre la tentation d’exporter dans les familles une partie des responsabilités du système éducatif. Ce risque vaut-il pour autant que nous nous en tenions à l’actuelle partie de « chiens de faïence » ?
Pour l’enseignement secondaire, il s’agit d’une révolution dans l’organisation des relations « parents-professeurs ». Non seulement, il faut partager avec les familles les réalités de l’enjeu de chaque niveau d’enseignement, mais aussi la pédagogie, discipline par discipline, comme évoqué ci-dessus pour l’enseignement préélémentaire et élémentaire.
Il est possible de concevoir la démarche selon une progression raisonnée. Il est aussi à parier que d’année en année le niveau de formation des parents augmentant, le temps à passer se réduira sensiblement.
La mise en place de cette démarche nécessite des collaborations, des coordinations, des coopérations qui se doivent d’être pilotées, à temps plein, soit par un Inspecteur Pédagogique Régional (I.P.R) ou un Inspecteur d’Académie (I.A) afin de ne pas se laisser insensiblement aller à la « culture du gadget », de l’accessoire.
Coordination des travaux des I.E.N, des Principaux, des Proviseurs, des élus locaux et territoriaux, voilà l’ampleur de la tâche.
En effet, la définition des contours de la co-éducation conduira à l’émergence de la nécessaire organisation voire réorganisation de toutes les actions péri-scolaires.
Il faut, en effet, passer du soutien scolaire à l’accompagnement éducatif.
Voilà qui est interpellant, tant pour les municipalités que pour le secteur associatif (MJC, Centres sociaux, maisons de quartier…) tout comme pour les Foyers Sociaux Educatifs (F.S.E) et les Coopératives Scolaires qu’elles soient d’établissement ou de classe affiliées à l’Office central de la Coopération à l’Ecole (O.C.C.E).
Les mouvements pédagogiques auront dans cette perspective, à apporter leur pierre.
Que ce soit pour le Groupe français de l’Education Nouvelle (G.F.E.N), la pédagogie institutionnelle, les Cahiers Pédagogiques, l’Institut Coopératif de l’Education Nationale (I.C.E.M) – mouvement Freinet, cette démarche oblige à l’effort de recherche si l’on ne peut douter de leur participation active à cette démarche innovante.
Faut-il se limiter à un renouveau de la liaison école-famille ?
Certes, ce travail qui s’apparente à de la « recherche-action » suppose une montée en formation de chacun des acteurs. Il s’agit d’une révolution dans les pratiques tout autant que dans l’organisation de la « liaison école-famille » que dans le déroulement de l’acte d’apprendre lui-même.
Cela nécessite aussi l’organisation d’une démarche d’éducation populaire en direction des familles.
2° La mise en place d’un mouvement « d’Université Populaire de la Parentalité » s’impose.
Une U.F.R de la Parentalité (Unité de Formation et de Recherche) dans chacune des Universités des Sciences Humaines permettrait d’organiser la formation de haut niveau et la recherche qui peut accompagner les pratiques innovantes. Un ou des laboratoires pour problématiser des innovations certes, mais aussi la formation d’animatrices et animateurs de haut niveau universitaire permettront d’enrichir le tissu d’intervenants.
Dans chaque arrondissement, un Institut de la Parentalité permettra d’assurer les formations de base et les échanges avec le niveau universitaire habilité à conduire les recherches et d’animer le réseau des « Maisons de la Parentalité ».
Au niveau de chaque Communauté de Communes voire d’unités géographiques de 15 à 20 000 habitants, voire au niveau de chaque bassin emploi-formation, la collaboration institutionnelles des représentants du Ministère de l’Education, de celui de la Famille et ceux des collectivités locales et territoriales, dans un partenariat innovant, conduira à la mise en place d’une « Maison de la Parentalité » .
Lieu neutre d’échanges et de formation pour tous les acteurs, il se doit de mettre en œuvre toutes les techniques modernes de la communication au service de cette démarche de recherche-action. A cet effet, avec l’encadrement universitaire nécessaire, des étudiant(e)s en Licence, Maîtrise, DEA, des doctorants pourront accompagner les participants au cours des séquences de formation-action.
On pourrait envisager qu’au moins une recherche-action, outil d’analyse et d’évaluation permanente, soit mise en place par Institut voire par « Maison de la Parentalité ».
Quant à la gestion des « Maisons de la Parentalité » elle se doit d’être pluri-partite et d’associer vraiment toutes les catégories d’acteurs.
Afin d’assurer une conduite dynamique du processus, une coordination de l’action des « Maisons de la Parentalité » de chaque Arrondissement s’impose.
Ainsi, dans le cadre de leur charge de travail, chaque « Institut de la Parentalité » est en mesure de coordonner au niveau de l’U.FR le déroulement du processus.
Il reste que si la participation à cette démarche s’effectuera sur le temps libre parental, l’intervention de parents dans les rouages de gestion du dispositif devrait se faire, de par la loi, sur des crédits d’heures de travail, au même titre qu’une délégation de représentation du personnel.
Notre exposé des préoccupations parentales face à la démarche éducative en direction de la petite enfance, l’enfance et l’adolescence montre que la transmission, de génération en génération, des pratiques et des connaissances est inopérante.
Il s’avère que les « Maisons de la Parentalité » auront à prendre cette réalité en compte.
Faut-il mettre en place une « Ecole des Parents » ?
La tentation est grande de mettre en place un cursus de formation.
Il semble qu’il faille, au mieux, mettre en place des séquences d’information s’adressant à des publics ciblés sur des thèmes émergeant au cours des entretiens, des échanges.
Certes, mais il est à envisager d’assurer des prestations de « formation-information » sur les différents stades du développement de l’enfant tant dans son comportement que dans l’évolution de sa pensée.
D’autre part, il apparaît déterminant d’afficher la préoccupation centrale de reconnaissance des individus en formation. « L’enfant est une personne » et seule la reconnaissance des individus dans leur unicité peut conduire à une démarche innovante.
Il est déjà des pratiques dont il faut s’inspirer pour tenter d’aller plus loin.
Ainsi à Romainville (93) par exemple la « maison des parents » a ouvert ses portes en 2002.
Fruit d’une réflexion menée par de nombreux partenaires locaux, elle propose aux parents un lieu de rencontre et un espace de parole sur les questions d’éducation.
Fathia a une quarantaine d’années et une fille adolescente.
Récemment divorcée, elle est allocataire du RMI.
À M-C M…, animatrice de la Maison des parents de Romainville, elle raconte avec humour les problèmes scolaires de sa fille et le comportement « irresponsable » de son ex-conjoint : « C’est la psychologue du centre municipal de santé qui m’a conseillée de venir ici. Parler des problèmes que je rencontre avec ma fille me soulage. J’aimerais participer aux rencontres entre parents d’adolescents mais je redoute de croiser des personnes que je connais, devant lesquelles je ne souhaite pas évoquer mes difficultés », explique Fathia.
Cette réticence est-elle partagée par les autres parents ?
« Ça dépend, souligne M-C M…. En effet, certains, comme Fathia, ne souhaitent pas parler devant des personnes qu’ils connaissent. Il arrive d’ailleurs que dans un groupe – où des gens peuvent vivre dans le même immeuble – un participant maladroit accompagne d’un « j’en étais sur ! », le récit d’un parent qui raconte les problèmes de son enfant. Dans ce cas, je tempère. En revanche, d’autres femmes, surtout celles qui travaillent et sont indépendantes, parlent facilement et échangent leur numéro de portable au bout de dix minutes avec une autre participante ».
Un projet né de la réflexion d’un réseau de professionnels.
La Maison des parents de Romainville est idéalement située près de la Poste, du Centre Commercial et sur la route du marché, chacun peut s’y arrêter en passant.
Ouverte depuis octobre 2002, elle a été créée à l’initiative d’un important comité de pilotage : centre municipal de santé, aide sociale à l’enfance, CAF, centre médico-psycho-pédagogique (CMPP), centre médico-psychologique (CMP), confédération syndicale des familles, centre de guidance infantile et fait partie du Réseau d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP) de Seine-Saint-Denis. Pour l’instant, elle est ouverte 16 heures par semaine (plus le jeudi après midi consacré aux entretiens individuels sur rendez-vous ou aux rencontres à l’extérieur) et M-C M… en est la seule permanente. « En cas de problème – présomption de maltraitance par exemple — je fais appel au réseau que constitue le comité de pilotage. Je m’appuie aussi sur ma connaissance des divers professionnels qui le composent pour orienter aux mieux les parents », explique-t-elle.
Dans la journée, la Maison des Parents propose des rencontres informelles entre parents avec la responsable du lieu, des moments de convivialité et de partage, de la documentation, une discussion sur différents thèmes : éducation, adolescence, école…
Chaque semaine, elle organise des ateliers autour du conte ou de l’écriture pour que parents et enfants partagent un moment agréable.
Enfin, des soirées débat sont régulièrement organisées autour des thèmes souhaités par les parents.
Un soutien à la mission éducative des parents
En concevant le projet, le comité de pilotage pensait que les parents parleraient en priorité de l’école, en réalité, ils abordent le plus souvent d’autres sujets de préoccupation.
Beaucoup de femmes élèvent seules leur (s) enfant (s), Romainville détient le record du nombre de mères isolées en Seine-Saint-Denis.
Elles ont besoin de se poser, de discuter de leurs problèmes et de leur isolement.
Les hommes parlent surtout de leur difficulté à prendre leur place de père, notamment en cas de divorce ou de séparation conflictuelle.
Enfin, nombreux sont les parents qui posent difficilement des limites à leur enfant et n’osent pas faire preuve d’autorité. « Quand j’explique aux parents que l’enfant a absolument besoin de cette autorité et de ce cadre pour grandir en sécurité, qu’il doit se confronter à des règles d’éducation, ils l’entendent mais cela semble toujours difficile à appliquer », constate l’animatrice qui organise régulièrement des rencontres en groupe sur le thème : « Parents, osez dire non ».
La Maison des parents a aussi pour rôle de soutenir et renforcer la mission éducative des parents, de proposer un lieu tiers où ils peuvent parler d’eux et de ce qu’ils ressentent.
Ce travail se tisse au jour le jour, rencontre après rencontre. « Les parents ne sont pas démissionnaires, ils ont plutôt souvent « été démissionnés » par les médias, les institutions, et ont perdu une part de la confiance et de l’estime d’eux-mêmes.
Difficile pour un parent d’être au chômage, de se sentir exclu de la société et de garder une estime de soi suffisamment forte pour éduquer son enfant et lui transmettre les valeurs auxquelles lui-même ne croit plus vraiment », analyse M-C M… . Avec une formation de psychothérapeute et après avoir animé durant dix ans des groupes de parole pour personnes séropositives à l’association AIDES, l’animatrice et responsable du lieu est en mesure d’apporter une écoute à ces parents en difficulté.
L’éducation dans différentes cultures
La Maison des parents de Romainville accorde une place toute particulière à la connaissance des cultures d’origine des personnes accueillies.
De nombreuses discussions informelles tournent autour du décalage entre la culture d’origine et la culture française en matière d’éducation. « Un père africain vient régulièrement me parler de sa fille récemment née en France, illustre M-C M…. « De savoir que la culture française influencera ses choix constitue pour lui une violence. De nombreuses jeunes femmes maghrébines témoignent des difficultés rencontrées face à leurs parents qui ont peur de trahir leur pays d’origine. Des hommes qui ne savent pas écrire le français se sentent désorientés, redoutent de perdre leur place de père lorsqu’ils demandent à leur enfant de remplir des papiers administratifs. Cette angoisse est d’ailleurs partagée par leurs enfants : lorsqu’ils viennent à la Maison des parents avec leur mère, ils parlent beaucoup, s’ils accompagnent leur père, on ne les entend plus, comme s’ils avaient peur de le dépasser en parlant mieux que lui ».
Certains parents dévalorisent leur culture d’origine. L’autre jour un père africain félicitait une jeune fille française qui avait obtenu son bac regrettant que sa fille ne serait jamais bachelière car, disait-il, les Africains n’ont pas le bac ». Les familles étrangères se disqualifient souvent. « Pourtant elles ont de sacrées compétences et un grand pouvoir d’adaptation », constate l’animatrice. Et de citer l’exemple d’une femme africaine récemment arrivée enceinte, sans connaissance de la langue française, pour rejoindre son mari dans une cité de Romainville. La nuit où elle a dû accoucher, elle est partie seule et à pied à l’hôpital de la ville voisine. Elle avait repéré le trajet en prenant le bus.
Pour parler des conséquences de l’immigration sur la vie des familles, des rencontres sur le thème « Tissage et métissage » sont régulièrement organisées en direction des parents et des professionnels. H S, formateur en médiation clinique culturelle en a animé une. Lui-même a quitté l’Algérie pour la France et explique : « Je comprends les enfants de la seconde génération parce qu’ils sont passés du monde du comment au monde du pourquoi.
Leurs parents ont leurs racines au pays, ils sont souvent suspendus dans le temps, ils sont encore dans le bateau ou l’avion, ou du moins ils savent que la migration est une parenthèse, même si elle dure quarante ans. Mais, à un moment donné, les enfants ont les racines en l’air, donc toutes leurs questions sont des questions du pourquoi ».
Des activités ludiques et festives
Un samedi par mois, la Maison des parents propose un atelier jeu parents-enfants animé par M-C M… et un art thérapeute.
Plusieurs temps et espaces le composent. Le tapis coloré est réservé au jeu, aux mouvements physiques, à la musique et aux histoires avec les marionnettes réalisées avec les parents.
L’atelier se termine par la lecture d’un conte.
Un moment de partage où les compétences de l’enfant sont valorisées par les animateurs.
L’organisation de concerts et de fêtes permet aussi aux participants et aux professionnels de se rencontrer de façon moins formelle et parfois de changer de regard les uns vis-à-vis des autres.
« À l’occasion d’une fête, j’ai pu rencontrer une famille que j’accompagne d’une façon différente, illustre une assistante sociale. Leur situation étant extrêmement difficile, j’étais très inquiète pour les enfants et prête à interroger les structures scolaires. J’ai découvert une famille unie avec des enfants respectueux et attentifs ».
Ces moments festifs tissent aussi des liens entre les parents. « Ils proposent des choses, jouent parfois d’un instrument de musique, s’approprient le lieu », apprécie l’animatrice qui souhaite que la Maison des parents ne soit pas seulement associée à la souffrance et aux moments difficiles.
Une Maison des parents ouverte sur le quartier.
Madeleine, une dame âgée y vient en voisine et la perçoit comme un lieu d’échange et de rencontre : « Je viens régulièrement, je bois un café et je discute. J’ai sympathisé avec plusieurs enfants et une jeune fille. Je participe aux fêtes, je me suis même initiée aux percussions ! C’est important que les différentes générations puissent se rencontrer ».
La Maison des parents est soutenue par la ville, le conseil général, la DDASS et la préfecture de Seine-Saint-Denis.
En 2003, elle a enregistré 534 passages : 385 parents (surtout des femmes) et 152 professionnels.
La structure étant toute jeune, il est encore difficile d’évaluer son action. « Nous réalisons un travail de fourmi, dont il est difficile de voir rapidement les effets mais les personnes que nous accueillons apprécient notre écoute, les enfants aiment venir jouer ici avec leurs parents, les professionnels constatent que la Maison des parents apporte un soutien aux personnes qu’ils nous adressent », indique l’animatrice.
Il s’agit d’une maison des parents qui se construit par étapes. Les parents viennent d’abord seuls, puis ils participent aux groupes et investissent petit à petit le lieu.
La finalité ?
Que la Maison des parents reste un lieu d’écoute et de parole animé par des professionnels, mais que les parents se l’approprient et y réalisent des projets.
« Maison de la parentalité » au niveau de la zone de recrutement d’un collège 600 : une « Maison des parents » avec en plus une articulation sur le travail de « recherche-action », impulsé et suivi par l’UFR régional et ses Instituts d’arrondissement, voilà un maillage qui pourrait rendre d’immenses services, certes, mais aussi et surtout enrichir le patrimoine et le potentiel éducatif pour l’épanouissement des générations montantes.
Jean-Pierre LEROY
Principal de collège honoraire.
Ancien Conseiller général du Nord (1998-2004)
4 route du Thiolet. Crogis
02400 Essômes-sur-Marne
jpm.leroy@free.fr
http://jpm.leroy.ffree.fr/dotclear
Bonsoir
Je partage pratiquement toutes les approches que vous faites sur les modifications à apporter à notre société et à nos fonctionnements. Les prises de position de J Généreux me séduisent énormément. Pour autant si par bonheur vous arriviez un jour aux affaires il ne faudra pas faire d’angélisme et bien savoir qu’on ne fait pas des citoyens par décret.Pour travailler dans un collège je sais ce que le démantèlement du service public signifie mais je sais aussi que les fonctionnaires ont mauvaise presse et j’ai vu parfois défendre des cas indéfendables par mon propre syndicat. Quand il y a un gars qui ne fait pas son travail ou qui tire au flanc, dans le privé et encore plus dans le public (car je considère que c’est un honneur de travailler pour le service public) donc quand un personnel ne fait pas son boulot il doit être sanctionner (avec bien sûr tous les droits qui sont les siens pour se défendre). Je voterai pour Mélenchon au premier tour et au second je pense que j’irai me balader car j’imagine mal Hollande qui a voté tous les traités européens, qui a voté à Versailles après et donc contre les citoyens puisque contre le référendum, je l’imagine mal devenir un dangereux gauchiste. A bientôt
Bonsoir,
Un site avec des propositions, en voici un également:
http://millefaces.free.fr/Neopolis
Cordialement.
Anarchiste , mais ne voulant pas d’un Sakozy je me demande comment vous rejoindre à part par les urnes. Acceptez vous un anarchiste non organisé ? quelle est votre avis sur la décroissance pour les pays industrialisé ? Etes vous d’accord pour sortir sans délai du nucléaire ? Ne pensez vous pas qu’il faut sortir de l’économie de marché , casser la Bourse ? qUE PENSEZ VOUS DE L AUTOGESTION et de la destruction de l’Etat ?
que pensez vous , que prévoyez vous pour la misère en france à l’étranger ? Je ne suis pas partisan de la lutte armée. Ne pensez vous pas qu’il y a actuellement une montée inquiétante de l’extrème droite ? Que faire ? En 1968 j’étais membre de l’OCI , orga sectaire et faschiste rouge.
OBJET : ARGUMENTAIRE CONTRE LE SMIC A 1700 euros
Monsieur Delapierre,
Jean-Luc Mélenchon a souvent reconnu qu’en 2002, il n’a pas écouté les signaux qui lui étaient envoyés par ses proches et qui l’avertissait qu’à la base, les petits salariés n’allaient pas voter pour lui. Il a reconnu avoir eu tord de ne pas prendre au sérieux les informations qu’on lui communiquait. J’espère qu’aujourd’hui, vous ne serez pas sourd à ce que je vais vous dire.
Je dois vous lancer un grave avertissement et je le déplore : le SMIC a 1700 euros ne passera pas, d’une part parce que les « catégories populaires » n’y croient pas, d’autre part parce que la plupart des ouvriers, employés et les classes moyennes n’en veulent pas.
I. LE SMIC A 1700 EUROS NE SE JUSTIFIE PAS
Certes, le SMIC (1070 euros net) est tout juste au dessus du seuil de pauvreté (950 euros). Mais la comparaison ne veut rien dire et n’a pas de sens. Premièrement, parce que le smicard ne vit pas que du smic, la redistribution améliore grandement son pouvoir d’achat ! La prime pour l’emploi, les allocations logements, les logements sociaux, les services publics quasi gratuits, les mutuelles d’entreprise, etc. compensent en grande partie l’insuffisance du smic. C’est pour cela qu’existe l’Etat providence. Deuxièmement, parce que la pauvreté est calculé en Europe et donc en France à partir du revenu médian. Aussi, à chaque fois que l’on augmente le SMIC et les salaires, on augmente le revenu médian et donc également le seuil de pauvreté ! L’argument utilisé pour défendre la mesure est trompeur. Si on veut améliorer le pouvoir d’achat des gens dans ce pays, il suffit de développer les services publics et la redistribution. Pas la peine de toucher au SMIC.
D’ailleurs, on ne note aucun décrochage du SMIC par rapport au salaire moyen, au contraire. En 1968 il y a avait nécessité de revalorisation le salaire minimum qui décrochait par rapport aux autres revenus étant donné son mode d’indexation, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Entre 1945 et 1968, les inégalités de salaire augmentaient, le rapport interdécile atteignait en 1968 son apogée. Mais depuis les années 1980, on voit que le rapport interdécile (que ce soit D9/D1 ou D5/D1) est stable. Le rapport du SMIC au salaire moyen et au salaire médian est stable. Les inégalités entre ces revenus n’augmentent pas. Pour ce qui concerne les très haut revenus qui s’envolent, vous avez déjà la parade : le revenu maximum. Inutile donc de toucher au SMIC.
II. LES EFFETS PERVERS DU RELEVEMENT DU SMIC
1. Vous proposez rien de moins qu’une revalorisation de de 21 % en 2012 (1700/1385), et de 39 % en nets à l’horizon 2017 (1700/1222 en prenant comme hypothèse une croissance du smic de 2,5% par an net). C’est un vrai « choc salarial », un vrai alourdissement du salaire.
Vous affirmez que ce sont les entreprises qui vont payer en prenant sur leurs profits. Je dis que si certaines vont le faire, d’autres vont chercher des moyens de ne pas toucher aux profits. C’est comme avec les 35h : certaines ont du embaucher, mais combien se sont débrouillées pour contourner le problème ?
Les entreprises vont plutôt accélération la substitution du capital au travail (dans l’industrie et certains services), elles vont répercuter la hausse des coûts sur leurs prix, et elles vont augmenter la pression sur les salariés qui doivent être plus productifs, plus flexibles. Elles vont augmenter le temps partiel et l’intérim pour économiser encore plus d’heures de travail possible ! C’est donc la précarité qui va augmenter.
Au final, il n’y a pas que les profits qui vont devoir participer au financement de la hausse du SMIC, le consommateur aussi devra payer, ainsi que les salariés (comme pour les 35h ou il faut ajouter les contribuables).
2. A chaque fois que le smic est relevé, on remarque que les grilles salariales se compressent, que les écarts de salaires se réduisent car les entreprises ne répercutent pas la hausse du smic sur les autres salaires. Les ouvriers et les employés payés plus que le SMIC voient donc d’un mauvais oeil cette revalorisation qui non seulement ne les concerne pas (ils n’en bénéficient pas donc ils peuvent etre envieux, jaloux) mais qui les menace car ils voient l’écart au smic se réduire. Or le bénéfice d’un salaire ne se mesure pas dans l’absolu, il se mesure par rapport aux autres. Augmenter le nombre de smicards, même mieux payés génère de la frustration, de la colère, chez ceux qui estiment devoir être payés mieux que les sans qualifiés. Donc le smic à 1700 euros est rejeté par tous ceux qui gagnent plus : les jeunes profs qui a bac+5 gagnent cela, mais aussi les ouvriers qualifiés, les employés de bureau… C’est AUTANT D’ELECTEURS EN MOINS POUR LE FG ! Les prolétaires ne veulent pas d’un égalitarisme niveleur !
Et si vous dites que TOUS les salaires seront revalorisés, que même les minimas sociaux seront relevés, alors vous devez vous attendre à une inflation galopante : quand on augmente les revenus, les gens consomment et la demande pousse les prix à la hausse. En effet, déjà au niveau immobilier, il y aura une tension accrue sur le foncier du fait de la politique d’offre du gouvernement qui construira beaucoup plus de logements sociaux, mais aussi de la demande de ces smicard dont le pouvoir d’achat aura augmenté : les prix devront inévitablement grimper. Sans parler des autres domaines.
Les mesures de Mitterrand en 1981-1982 ont relancé la croissance par la hausse des revenus, mais elles ont également accélérées l’inflation ! Autrement dit, vous augmenter les revenus mais le pouvoir d’achat de ces revenus sera amené à se réduire du fait de l’inflation.
Je signale encore le danger qu’il y a à désorganisé ainsi l’économie toute entière, à modifier les anticipations des agents : avec des revenus soudainement plus important, il y a un risque à accentuer les déséquilibres extérieurs et à générer plus de gaspillage en termes de consommation et de pollution (en gros j’ai plus d’argent, je prends plus de bains que de douches du coup j’augmente la consommation en eau, ce qui est un gaspillage collectif).
Bref, le SMIC a 1700 euros va conduire à une sacrée pagaille et, comme dans l’histoire des 35 heures, à un coût collectif. Je vous rappelle que beaucoup d’ouvriers ont encore une dent contre les 35 heures ! Et les profs craignent qu’on leur enlève leurs chères heures sup défiscalisées qui arrondissent leurs fins de mois !
III. LE GOUVERNEMENT NE DOIT PAS SE SUBSTITUER AUX SYNDICATS
En relevant le smic à 1700 euros, le FG fait un geste envers la CGT qui le réclame. Mais en même temps, il prend parti pour 1 seul syndicat et renforce auprès des salariés l’idée que les syndicats sont inutiles et qu’il ne vaut pas la peine de se syndiquer. Le gouvernement se substitue à l’action syndicale et nuit à sa légitimité.
Si les salariés veulent des salaires plus élevés je pense que c’est à eux de se prendre en main et de protester, c’est à eux de se mobiliser et de lutter. Or si on met le SMIC à 1700 euros, il n’y a plus de raison de protester : la vie est belle et basta les syndicats !
En 1936 et en 1968 ce sont les syndicats qui ont obtenu des hausses de salaires. Il faut leur laisser cette initiative et cette responsabilité. Le pouvoir politique n’a pas à se substituer aux syndicats en reprenant leurs requêtes et en les imposant au patronat. Je dis cela au nom du principe de séparation du politique et du syndicalisme.
Le Front de gauche veut que le peuple s’implique, qu’il débatte, qu’il prenne sa place dans la démocratie et en même temps il n’écoute pas ce que dit le peuple, il soutient les propositions de la seule cgt et pas des autres syndicats, et impose ses choix sans permettre au dialogue social d’avancer. A nouveau c’est le centralisme bureaucratique qui s’impose. De cela, je le répète, les petits salariés n’en veulent pas. Ils ne voteront pas pour cette mesure !
CONCLUSION
C’est avec regret que j’affirme qu’avec une telle mesure le PG et le FG préparent leur échec électoral. Les catégories populaires ne voteront pas pour un programme qui comporte une mesure qui a un réel effet repoussoir. Allez à la sortie des usines, demandez autour de vous, vous verrez que j’ai raison.
J’espère me tromper
Cordialement
Je comprends votre point de vue sur le Smic, cependant, vous n’inscrivez pas cette mesure dans le programme global du parti de gauche. Si vous augmentez le smic dans le système actuel,il y a de fortes chances que leschoses évoluent comme vous le dîtes, (inflation galopante etc) mais n’oubliez pas le reste : réglementation des prix, réduction des coeff multiplicateurs des centrales d’achat, resserrement dela grille salariale (pas de revenu supérieur de 20 au plus petit salaire), mutation écologique du système productif (on ne fabrique plus des conneries), pôle public financier pour les tpe/PMe , mise à l’amende fiscale des grands groupes pour qu’ils n’étouffent plus leurs sous traitants, contrôle des capitaux, limitation sévère de la spéculation, nationalisation de l’énergie, de l’eau. Si l’on vivait dans une société plus équilibrée, plus stable, plus coopérative, je suis certaine que les gens pourront « souffler » et auront autre chose à faire que de comparer l’assiette de leur voisin.
Je dois vous avouer mon inquiétude pour la montée de Le Pen. Ce n’est pas que de l’esbrouffe, dans le sens où je suis bien consciente que malgré la promo médiatique de cette femme et l’ostracisme dont le FDG Est victime, il faut reconnaître que nous ne faisons pas assez attention à la mutation sociologique de la population. La paupérisation générale entraîne toute une multitude d’anonymes, déroutés, non structurés politiquement dans la spirale de la misère et ces gens se sentent abandonnés. Ce ne sont pas des « ouvriers »dans le sens classique des « contis », ce sont des employés, (2 smic à la maison), des gens qui bossent dans les hypers, des employés à la personne, les déboussolés du système, ceux qui rament pour rentrer chez eux le soir, souvent seuls dans leur mini pavillon pas payé d’une banlieue lointaine, et qui ont perdu depuis longtemps une conscience politique claire. Ce sont ces gens là qui sont prêts à gober le discours « protecteur » et populiste de Marine le Pen. Ils ne bossent pas dans les sces publics, ne sont pas syndiqués, leurs gosses vont pointer au chômage et ils ne savent plus où donner de la tête. Les bouc émissaires sont donc les bien venus : Establishment et immigrés. Voilà une identité pour des gens qui ont perdu la leur depuis des lustres, eux, les premières victimes de la mondialisation libérale qu’ils ne comprennent même pas. Il faut s’attaquer à ces milieux ingrats, se rapprocher d’eux et les réconcilier avec l’espoir politique. Ce milieu est tout à fait propice, sans le vouloir, à l’émergence d’un totalitarisme. Je crois que Me Le Pen a saisi cet aspect pour s’affirmer, quitte à truquer tous ses discours, mais elle sait le faire. La classe moyenne inférieure, on ne savait pas que ça existait avant les années 90. C’est une nouvelle donnée sociologique. Ces gens là sont prêtsàvoter Le pen par frustration, par un chouia de racisme et de peur générale, sans se rendre compte qu’ils en seront les premières victimes. Insérés ? oui, mais désintégrés dans leur logiciel, ça, c’est certain. Je crois que c’est une grande masse qui risque de nous faire de méchantes surprises.
Comment on fait pour se le procurer électroniquement ?
Ne me répondez surtout pas comité !
Il n’y en a pas et je ne compte pas en créer un à moi totu suel dans mon secteur géographique .
Par contre je peux être vecteur de la diffusion – à ma modeste échelle s’entend- mais les petits ruisseaux ne font-ils pas les grandes rivières ?
@ Jacques
C’est une erreur de voter pour Méluche au 1er tour et d’affirmer déjà ne pas voter pour Hollande si c’est lui qui va au 2e tour ! C’est une attitude idéologue ! Il faut du pragmatisme. Comme le répète Méluche, la gauche ce n’est pas la droite et Hollande est quand même à gauche ! S’il faut choisir entre Hollande et Sarko, bien sur qu’il faut choisir Hollande, parce que sa politique, même libérale, fera moins de mal que celle d’un parti de droite. On peut critiquer la politique libérale de Jospin, mais Jospin ça a été mieux que tous les partis de droite depuis 1986 ! Même en Angleterre, Blair c’était mieux que thatcher ou Cameron !
Laisser la droite l’emporter, ce n’est pas une erreur, c’est une faute ! une faute grave quand on se dit de gauche !
@ Jory
Le programme que tu décris me semble quand même trop bureaucratique… Ce n’est pas parce que l’on est de gauche qu’il faut mettre la bureaucratie partout ! Il y a une gauche dirigiste, certes, mais elle n’a pas produit que de bons résultats… Il n’est pas bon que l’Etat fasse tout, réglemente tout, dirige tout ! D’autant qu’avec toutes les mesures de contrôle des prix, de relance économique, de création d’emplois, de redistribution, je ne comprends pas l’intérêt de relever le SMIC. J’ajoute que la mesure est symbolique et que c’est elle qui fera que Méluche ne décollera pas. Mais enfin, ouvrez les oreilles, que vous disent les salariés qui sont susceptibles de voter sur le sujet ? Qu’en pensent les ouvriers, les caissières, les femmes de ménage, les employés ? Qu’ils n’y croient pas et qu’ils n’en veulent pas !!! Demandez leur si vous ne me croyez pas ! On a donc un beau programme, mais que personne ne veut ! C’est comme le Concorde ou le char Leclerc : voilà deux engins qui au niveau technique sont au top mais qui sont des échecs commerciaux ! La seule chose que je veux vous faire comprendre c’est que le programme du SMIC à 1700 euros sera un FLOP ELECTORAL !
Vous pouvez vous entêtez… si vous aimer les défaites électorales
@ Arnold
1. Fixer la retraite à 60 ans n’est pas plus juste que la placer à 65 ans ou 67 ans. D’une part, parce que certains cotiseront plus que d’autres, d’autre part, parce qu’il y a des inégalités d’espérance de vie donc que certains profiteront de la retraite plus que les autres. Et le problème, dans votre proposition, c’est que ce sont ceux qui cotisent le moins (parce qu’ils font des études longues et commencent tard une carrière qui est plus rémunératrice) qui profitent le plus de leur retraite (ils vivent en effet souvent plus longtemps).
2. Qui donc va payer pour les années d’études ? L’Etat comme il le fait avec les élèves de l’école normale supérieure ? Les patrons ?
Melanchon au premier tour ,sûr! Et pourquoi pas au 2éme? Descend de ton nuage ,allez vous me dire ! et ben non ,si tous autant que nous sommes à espérer un véritable changement dans ce pays ,il faut nous prendre en main ,si chacun de nous achéte ne serait ce que dix ‘l’humain d’abord » et le redistribue (soit en l’offrant ou en le revendant) à ses proches ou des amis des voisins ,en discutant du projet de jean-luc melanchon pour la France ,avec force de conviction ,il peut créer la surprise de cet élection,pourquoi certains voterait le pen pour ne plus voter ump ou ps ,ceux -ci ne demande qu’a être convaincu qu’il y a un autre choix plus serein:Le parti de gauche de Jean-luc Melanchon!! à bon entendeur salut!!
La question comme le dit Mr Mélenchon c’est si lui est en tête devant hollande pour qui vont voter les socialistes ,vont ils faire comme en Allemagne?