L’avancée technologique du marché bancaire

L’avancée technologique du marché bancaire

Les banques ont été pendant longtemps les acteurs uniques vers lesquels se diriger pour nos actions de paiements. Mais désormais, les temps ont bien changé et ces industries ne détiennent plus le monopole de nos moyens de paiements ; notamment les chèques et les cartes bancaires.

Il n’est plus nécessaire d’aller dans une banque pour avoir une carte bancaire

Depuis que l’argent existe, on a toujours dû se rendre auprès des banques pour obtenir une carte bancaire ou un chéquier. L’on n’avait pas vraiment le choix ; Alice Poizat, la directrice du cabinet Kea Partners nous informe d’ailleurs que le paiement n’a pas vraiment intéressé les acteurs autres que les banques, durant des années. Mais depuis, les barrières ont chuté et dorénavant, les actions de paiements sont devenues accessibles et très attractives pour les acteurs non bancaires.

La vérité, c’est qu’aujourd’hui, la technologie nous permet de faire des paiements avec notre téléphone, et non plus avec notre carte bancaire. La production et l’industrialisation des cartes bancaires ne sont plus seulement physiques. On peut désormais proposer des options de paiement par téléphone, ou des cartes bancaires virtuelles,

Orange, Carrefour, Apple… Les grandes marques se lancent dans les actions de paiements

Commercialiser les services de paiements n’a jamais été aussi simple, et même ceux qui ne sont absolument pas dans le milieu bancaire se lancent dans l’aventure. Jérôme Raoul, le sous-directeur qui est en charge des banques à la direction générale du Trésor, nous en dit un peu plus. C’est l’arrivée de tout un ensemble d’acteurs qui entraîne désormais une déstabilisation des banques de détail.

De plus, les Fintechs sont activement présentes pour aider aux financements de solutions bancaires basiques ; les cartes de paiements, physiques ou virtuelles, gratuites ou presque, mais aussi des transferts d’argents, simples et rapides. Même la Fnac et Carrefour s’y mettent, en proposant depuis l’an dernier, leur propres cartes de paiements. L’enseigne Orange a fait très fort de son côté, en créant sa banque mobile Orange Bank.

Dans le reste du monde, Google, Apple, ou encore Samsung mettent également la main à la pâte, puisque ils proposent quant à eux des services de paiements directement via les smartphones. La firme Amazon a, elle, fourni des cartes Visa à ses nombreux clients d’Amérique. Il y a de nombreux acteurs qui entre dans la danse des actions de paiements, si vous cherchez quelle carte bancaire choisir.

La ruée vers l’or… noir

Ce qui motive tous ces acteurs, qui à la base, rien ne rapprochent de l’univers bancaire, sont toutes les informations qu’ils peuvent récolter sur leur clientèle. Les données qu’ils ont obtenu des habitudes de leurs clients sont une mine d’or considérable. Les statistiques de la Banque de France démontrent qu’en 2016, il y a eu plus 11 milliards de transactions, grâce aux paiements de cartes bancaires. De plus, l’un des autres grands avantages recherchés sont la fidélisation de la clientèle : un mécanisme de réduction sur des achats en est l’exemple parfait. Le désir des acteurs est de pouvoir combattre la concurrence d’Amazon, qui veut contrôler les chaînes d’achats.

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