Covid-19 : les demandes de fiançailles augmentent en France

La saison est triste pour les mariages, mais l’une des grandes surprises de cette pandémie, c’est que les jeunes couples n’ont jamais été aussi amoureux… Les demandes de fiançailles ont connu une forte augmentation, particulièrement pendant les périodes de confinement. Un phénomène plutôt inattendu qui montre l’urgence des Français à se dire je t’aime durant ces temps incertains.

L’amour au temps du Covid

Du côté de la Chine, les demandes de divorce n’ont jamais été aussi élevées. Par contre du côté Français, notre côté romantique ne semble pas nous faire défaut. Selon une enquête Opinion Way, les ventes des bagues de fiançailles ont enregistré des chiffres records, pour le plus grand plaisir des joailliers. Malgré les restrictions sanitaires, dues à l’épidémie du coronavirus, et les nombreux reports et annulations de mariages, les couples qui ne s’étaient pas encore engagés ont précipité le pas. Ils se sont d’autant plus motivés à faire leur demande durant le mois de juin et le mois de décembre.

La bague de fiançailles est un bijou très important pour les Français et ils ne lésinent pas sur le budget : ils dépensent en moyenne 700 euros pour cet achat. Les professionnels ont de quoi être content, étant donné qu’habituellement, les mois de mars, avril et octobre sont des périodes très calmes, où les demandes se font rares. Par rapport aux mêmes périodes durant l’année 2019, les joailliers ont constaté une demande beaucoup plus importante. C’est normalement les mois d’été, la période de Noël et le mois de février, avec la Saint-Valentin, qui enregistrent le plus de demandes pour ce type de bague.

L’importance de se dire “je t’aime”

On aurait pu penser que la pandémie provoquerait plutôt l’effet inverse, en refrénant les ardeurs. Mais, en réalité, les jeunes couples ont eu d’autant plus le besoin urgent de déclarer leur flamme, selon les professionnels. Comment expliquer un tel romantisme ? En réalité, durant les périodes de confinements strictes, les couples avaient davantage l’occasion de consacrer du temps au choix de leur bague, au calcul du budget et à l’organisation de la future cérémonie. Il faut aussi noter que pour 38 % des nouveaux engagés dans un futur mariage, c’est le fait de passer beaucoup de temps sous le même toit qui les a aidé à franchir le cap. Enfin, 75 % des demandes en mariage se font généralement dans un cadre intime à la maison : le confinement n’a fait que renforcer cet aspect.

Finalement, la Covid-19 et les difficultés qu’elle entraîne a séparé des couples mais il a aussi su en consolider. Pour le moment, cependant, juste les fiançailles semblent permises. Du côté des mariages, le constat est beaucoup plus morose : en 2020, sur les 220 000 mariages constatés chaque année en France, près de 60 % ont été reportés et 4 % ont été annulés.

Aujourd’hui, selon les agences de wedding planner, les couples de futurs mariés sont divisés sur leurs choix : une partie ayant décidé de reprendre dès maintenant l’organisation de leur mariage et une autre préférant repousser la date à 2022. Les prestataires, minés par les reports, attendent avec impatience l’effet rattrapage qui devrait suivre la fin de l’épidémie.